Chapter Tree
Jason arriva à sa hauteur. Il la regarda de haut et prit la parole :
« J'ai eu vent de l'incident sur le cross. Jake a eu tort. Mais finalement ça a bien servit, tu as fait un grand pas dans ton débourrage.
-Non. Ça ne marche pas comme ça. Mais maintenant c'est fait tant pis. Sachez simplement que s'il recommence je fais mes valises. »
Son ton ne laissait aucune réponse possible et Jason l'avait bien comprit. C'était la meilleur dans son domaine et il ne pouvait se permettre de la voir partir. Quand il pénétra dans la chambre de son fils ce soir là, il lui administra une bonne correction pour l'empêcher de recommencer.
En passant dans la cour à l'heure habituelle, le spectacle du père battant son fils apparut aux yeux de Myriam avec horreur, ainsi quand Jason sortit de la chambre de Jake, elle escalada la façade de la maison et poussa la fenêtre entrouverte. Elle se laissa tomber souplement sur la moquette bleue nuit de la chambre. Il était là, à genoux par terre, le dos ensanglanté. Elle trouva rapidement de quoi soigner les plaies, ainsi elle commença à désinfecter, mais il lui attrapa le poignet et lui tordit le bras. La douleur de son épaule, réveillée par l'escalade s'accentua encore et elle gémit de douleur en se laissant entraîner pour ménager sa blessure. Il la regarda et murmura rageusement :
« Qu'est-ce que tu fiches ici ?
-Lâche moi, lâche moi... »
Les larmes roulèrent sur ses joues et on entendit un autre crac sinistre, de stupeur il la lâcha et elle s'en fut comme elle était venue faisant une chute libre de deux mètres ne pouvant plus descendre avec la force de réserve qu'il lui restait en temps normal. Elle roula sur elle-même et resta un instant allongée, les larmes baignant son visage.
Elle rentra dans sa chambre et enleva son bustier. Elle banda son épaule avec de la crème espérant soulager sa douleur. Quand elle s'éveilla le lendemain le soleil était déjà très haut. Elle avait mal dormi et son épaule la lançait atrocement. Elle passa un tee-shirt normal, gris et sa culotte d'équitation. Elle enfila ses boots et mit tant bien que mal ses mini-shaps.
Elle descendit et se rendit directement au box de Sueño. Elle le pansa et lui passa un licol, sur lequel elle attacha une longe. Elle le mena dans un rond d'havrincourt qu'elle avait trouvé près du terrain de cross. Une fois dedans elle détacha la longe et referma les fils électriques. Elle se tourna vers lui, il la regardait. Elle se retourna pour aller chercher une chambrière. Quand elle se retourna, elle vit Jake marchant droit sur Sueño, déterminé. Elle lâcha la chambrière et couru s'interposer de justesse entre l'étalon et le jeune homme. Elle faisait face à Sueño. Puis elle fit volte face et planta son regard dans celui de Jake. Il la regarda de haut. Puis il dit :
« Ecarte-toi !
-Non.
-J'ai pas besoin de quelqu'un qui me protège, par contre toi si de toute évidence ! »
Il avait dit ça avec une voix ironique chargée de mépris, tout en regardant son épaule. L'enfoiré... Elle serra les dents. Elle détourna le regard, elle n'avait pas la force de répondre, pourquoi s'acharner ? Il était méchant, pouvait-elle lui en vouloir ? Oui, elle n'était pas responsable du fait qu'il soit battu... Mais dirait-elle quelque chose ? Plus tard peut être, mais pas aujourd'hui. Elle se retourna prit Sueño par la boucle du licol et l'entraîna sur la piste du rond d'havrincourt, retourna prendre sa chambrière et commença à le faire tourner au pas, en liberté. Puis elle fit claquer la chambrière en donnant de la voix et il passa au trot. Elle recommença la même chose avec le galop.
Puis elle posa sa chambrière puis elle s'approcha de lui. Elle voulait en finir, elle avait mal, elle était fatiguée, et blessé moralement. Il lui faisait confiance et elle ne trahirait pas sa confiance mais elle voulait rentrer chez elle, car même si tout n'était pas rose là-bas, c'était toujours mieux qu'ici. Elle le regarda et dit :
« Tu es prêt ? »
Il hennit doucement. Elle monta à cru et recommença le même exercice, en donnant de la voix et très peu de jambes. Il se soumit à l'exercice avec patiente. C'est ça qu'elle admirait tant chez eux, cette patiente.
Un cheval n'est pas soumis à l'homme, il est libre et peut reprendre sa liberté quand bon lui semble. On ne possède pas un cheval, on l'emprunte.
C'est ça la différence entre un bon cavalier et un très bon cavalier. Quand elle eut finit elle retourna avec Sueño près du box, le doucha, le sécha et le pansa. Elle allait refermait la porte quand on la saisit par le bras pour la retourner. Jake planta son regard dans le sien et dit :
« Ce cheval ne t'appartiendra jamais, tu ne le monteras plus longtemps... »
Elle ne comprenait pas. Malgré tout elle dit :
« En effet, mais méfie toi, le jour où il voudra partir, il partira et tu ne pourras pas l'en empêcher car il ne t'aime pas. Si tu veux espérer qu'il reste près de toi, apprends lui à te faire confiance et à t'apprécier et après tu pourras peut-être avoir l'orgueil de vouloir le monter. Et non je ne le monterais plus longtemps car je partirais dès que possible ! Je ne resterais pas ici plus longtemps que nécessaire surtout si c'est pour supporter un pourri gâté qui se croit mieux que tout le monde ! »
Il la regarda, d'un regard calme, posé, où elle crut apercevoir une étincelle de tristesse. Il lui lâcha le bras et s'en alla. Le soir elle remonta dans sa chambre, se doucha, et se mit en pyjama.
Elle avait toujours mal à l'épaule. La porte s'ouvrit, mais elle avait les écouteurs sur les oreilles. Allongée, sur le ventre, le visage au creux de son coude, elle ne bougea pas quand des mains se posèrent sur elle. Sur son épaule plus particulièrement. Elle baissa d'un geste presque imperceptible le son de son Mp3 et attendit. Les doigts glissèrent dans son dos et s'arrêtèrent au creux des reins. Elle entendit un murmure, le murmure de son souffle dans sa nuque, elle retint un frisson et au moment où il allait poser ses lèvres dans sa nuque elle se retourna et se dressa sur le coude de son bras valide. Ses yeux lançaient des éclairs lorsqu'ils rencontrèrent ceux de Jake.
Leurs visages n'étaient séparés que par quelques cm, il ne faudrait pas grand chose pour que leurs lèvres se rencontrent. Elle sentit son c½ur s'emballer, il sentit son estomac se nouer. Ses yeux... Il voyait tant de colère dans ses yeux... Il avait été salaud c'est vrai mais elle n'avait pas été tendre non plus... Elle dit :
« A quoi tu joues ?
-A rien, je passais dans le coin c'est tout...
-Ah... Et tu t'es dit qu'à défaut de me chasser de suite tu pourrais peut-être en profiter ? »
Il ne répondit rien. Elle reprit :
« Dégage Jake.
-Pourquoi ? Je suis bien ici. »
Elle rompit le contact visuel en détournant les yeux. Puis elle dit :
« Tu m'attaque, tu me blesse et tu espère quoi maintenant ? Que je te tombe dans les bras charmée comme toutes ces blondasses par ton genre bad boy ? Ca ne marche pas avec moi, remballe tes roulements de mécanique, je sais qui tu es, ce que tu vaux et crois moi mon estime pour toi est bien basse...
-Tu la place à combien sur une échelle de 1 à 10 ? 3, 4 ?
Elle planta son regard dans le sien.
-Moins l'infini. »
Il tiqua. Il avait finit par la trouver. La seule qui ne tomberait jamais sous son charme comme ça, celle qui lui faudrait gagner pour mériter ne serait-ce qu'elle pose les yeux sur lui... Elle tenta de se dégager et grimaça de douleur.
Il vit les larmes lui monter aux yeux. Il eut un pincement au c½ur, elle avait mal à cause de lui. Il crocheta son coude et elle s'écroula. Son regard se fit encore plus froid. A quoi pensait-il ? Que voulait-il ? Son c½ur accéléra un peu plus. Il n'était qu'un petit con prétentieux et si il continuait elle devrait le virer par la force. Bien qu'elle doutait fortement avoir le dessus par la force tout bien réfléchie, elle devait y aller avec finesse et malignité, elle devait se servir de sa tête.
Elle mit sa main sur l'épaule de Jake et la laissa glisser sur son dos puis elle appuya sur un endroit où elle savait qu'il y avait un n½ud de nerf, il se tendit, sous l'effet de la pression nerveuse infligé et elle poussa pour qu'il tombe par terre. Elle s'assit sur on lit, les pieds dans le vide et dit :
« Dégage, sors d'ici immédiatement ! »
Il ne se fit pas prier deux fois. Elle retomba lourdement sur le matelas, le souffle court. Le lendemain, elle trouva devant la porte une boite de comprimés pour la douleur. Il y avait une enveloppe également où elle trouva une feuille contenant les mots : Pardonne-moi. Elle fit une grimace. Elle n'avait pas besoin de ça, elle jeta la feuille et la boîte de comprimés. Elle s'habilla et descendit. Elle prit son téléphone et composa un numéro qu'elle ne connaissait que trop bien... Elle ne vit pas Jake se placer légèrement en retrait d'elle pour écouter. Elle entendit plusieurs tonalité puis il décrocha :
« Allô ?
-Salut Gordon.
-Salut Gamine. Que puis-je faire pour toi ?
-Tu pourrais rajouter de la morphine à ce que je t'ai demandé ?
-Il faudra payer...
-Ne t'en fais pas, je sais. Il faut toujours payer un jour ou l'autre n'est-ce pas ?
-C'est ton tribut pour triple meurtre ?
-En quelque sorte, oui...
-Alors demain dans l'après midi, j'aurais ce que tu veux, et toi...
-Je te donnerais ce que tu attends... »
Il raccrocha. Gordon... Sacré numéro. Un haut baron de la drogue, pisté par les stup', mais jamais découvert... Jake n'en revenait pas... Elle travailla dur toute la journée, et le lendemain pareil jusqu'à ce qu'elle prenne deux heures de pause. Jake ne pouvait pas la suivre pourtant il l'aurait voulut...
Quand elle arriva dans la ruelle, un homme se dressa devant et lui barra le chemin. Quand il la reconnut, il s'effaça. Elle poussa une petite porte en fer rouillée et s'engouffra dans le couloir. Elle entra dans les toilettes et posa son sac. Elle enleva son tee-shirt et son soutien-gorge pour passer un bustier, à corde dans le dos, noir et rouge et passa une jupe noire, lui tombant à mi-cuisse. Elle rangea ses affaires dans son sac et ressortit des toilettes.
Elle se dirigea vers une grande porte en chêne sombre. Elle frappa plusieurs fois et attendit. Elle entendit un « entre » lointain. Elle abaissa la poignée et poussa la lourde porte. Elle déposa son sac à l'entrée du grand bureau et s'avança. Un homme se tenait assis derrière son bureau, brun, le visage doux et bien formé. Un dieu. Il prit la parole le premier :
« Qui es-tu ?
-Je viens voir Gordon.
-Ah! Oui il 'a remit ceci pour toi. »
D'un tiroir d'un vieux bureau il sortit une enveloppe et la déposa avec soin devant lui. Elle s'approcha, se pencha en avant et prit l'enveloppe en demandant :
« Où est-il ?
-Il s'occupe d'une affaire urgente pour moi. Il m'a demandé de te dire de repasser plus tard pour régler ta dette.
-Très bien. »
Elle se redressa, prit l'enveloppe et sortit du bureau, retourna se changer et rentra au manoir. Quand elle rentra, elle prit la direction du box de Sueño et l'y trouva, mais il avait quelque chose de changé... Quand elle ouvrit la porte, il chargea. Elle ne recula pas et il la mordit sauvagement sur le bras. Elle referma violemment la porte... Peu importe qui avait fait ça, c'était fini pour elle. Si on ne respectait pas son travail, alors elle ne continuerait pas. D'autres débourrages se représenteraient. Peu importe l'argent, cela lui était égal. Elle remonta dans sa chambre, posa son sac sur son lit et fit rapidement ses affaires, puis elle sortit une feuille et prit un stylo. Elle inscrivit rapidement :
« M. Vandergramm.
Je vous avez prévenu, je n'aime pas qu'on me mette des bâtons dans les roues. Je rentre chez moi. Un autre pourra se débrouiller. Je pense que votre fils aurait tout à apprendre à tenter l'expérience.
Mes sincères salutations,
Myriam James. »
Elle plia la feuille et la scotcha à la porte. Elle prit son sac et descendit. Jake arrivait en direction de la maison. Elle en sortit, il s'arrêta, la voyant, sac sur l'épaule. Elle le posa pour se servir des roulettes. Elle entendit un hennissement strident, elle se tourna et fixa le regard de Sueño. Elle avait perdu la confiance qu'elle avait en lui. Elle préférait partir.
Elle tourna les talons et prit la direction de la sortit. Jake n'avait pas bouger. Elle ne le vit pas, mais des larmes roulèrent sur ses joues, larmes qu'il essuya d'un geste rageur. Il ne pouvait pas pleurer pas lui. Il se tourna et s'approcha de Sueño :
« Alors l'ami, tu es tout seul et moi aussi, si on faisait connaissance ? »
Sueño renacla mais Jake ne se démonterait pas.
« Dégage, sors d'ici immédiatement ! »
Il ne se fit pas prier deux fois. Elle retomba lourdement sur le matelas, le souffle court. Le lendemain, elle trouva devant la porte une boite de comprimés pour la douleur. Il y avait une enveloppe également où elle trouva une feuille contenant les mots : Pardonne-moi. Elle fit une grimace. Elle n'avait pas besoin de ça, elle jeta la feuille et la boîte de comprimés. Elle s'habilla et descendit. Elle prit son téléphone et composa un numéro qu'elle ne connaissait que trop bien... Elle ne vit pas Jake se placer légèrement en retrait d'elle pour écouter. Elle entendit plusieurs tonalité puis il décrocha :
« Allô ?
-Salut Gordon.
-Salut Gamine. Que puis-je faire pour toi ?
-Tu pourrais rajouter de la morphine à ce que je t'ai demandé ?
-Il faudra payer...
-Ne t'en fais pas, je sais. Il faut toujours payer un jour ou l'autre n'est-ce pas ?
-C'est ton tribut pour triple meurtre ?
-En quelque sorte, oui...
-Alors demain dans l'après midi, j'aurais ce que tu veux, et toi...
-Je te donnerais ce que tu attends... »
Il raccrocha. Gordon... Sacré numéro. Un haut baron de la drogue, pisté par les stup', mais jamais découvert... Jake n'en revenait pas... Elle travailla dur toute la journée, et le lendemain pareil jusqu'à ce qu'elle prenne deux heures de pause. Jake ne pouvait pas la suivre pourtant il l'aurait voulut...
Quand elle arriva dans la ruelle, un homme se dressa devant et lui barra le chemin. Quand il la reconnut, il s'effaça. Elle poussa une petite porte en fer rouillée et s'engouffra dans le couloir. Elle entra dans les toilettes et posa son sac. Elle enleva son tee-shirt et son soutien-gorge pour passer un bustier, à corde dans le dos, noir et rouge et passa une jupe noire, lui tombant à mi-cuisse. Elle rangea ses affaires dans son sac et ressortit des toilettes.
Elle se dirigea vers une grande porte en chêne sombre. Elle frappa plusieurs fois et attendit. Elle entendit un « entre » lointain. Elle abaissa la poignée et poussa la lourde porte. Elle déposa son sac à l'entrée du grand bureau et s'avança. Un homme se tenait assis derrière son bureau, brun, le visage doux et bien formé. Un dieu. Il prit la parole le premier :
« Qui es-tu ?
-Je viens voir Gordon.
-Ah! Oui il 'a remit ceci pour toi. »
D'un tiroir d'un vieux bureau il sortit une enveloppe et la déposa avec soin devant lui. Elle s'approcha, se pencha en avant et prit l'enveloppe en demandant :
« Où est-il ?
-Il s'occupe d'une affaire urgente pour moi. Il m'a demandé de te dire de repasser plus tard pour régler ta dette.
-Très bien. »
Elle se redressa, prit l'enveloppe et sortit du bureau, retourna se changer et rentra au manoir. Quand elle rentra, elle prit la direction du box de Sueño et l'y trouva, mais il avait quelque chose de changé... Quand elle ouvrit la porte, il chargea. Elle ne recula pas et il la mordit sauvagement sur le bras. Elle referma violemment la porte... Peu importe qui avait fait ça, c'était fini pour elle. Si on ne respectait pas son travail, alors elle ne continuerait pas. D'autres débourrages se représenteraient. Peu importe l'argent, cela lui était égal. Elle remonta dans sa chambre, posa son sac sur son lit et fit rapidement ses affaires, puis elle sortit une feuille et prit un stylo. Elle inscrivit rapidement :
« M. Vandergramm.
Je vous avez prévenu, je n'aime pas qu'on me mette des bâtons dans les roues. Je rentre chez moi. Un autre pourra se débrouiller. Je pense que votre fils aurait tout à apprendre à tenter l'expérience.
Mes sincères salutations,
Myriam James. »
Elle plia la feuille et la scotcha à la porte. Elle prit son sac et descendit. Jake arrivait en direction de la maison. Elle en sortit, il s'arrêta, la voyant, sac sur l'épaule. Elle le posa pour se servir des roulettes. Elle entendit un hennissement strident, elle se tourna et fixa le regard de Sueño. Elle avait perdu la confiance qu'elle avait en lui. Elle préférait partir.
Elle tourna les talons et prit la direction de la sortit. Jake n'avait pas bouger. Elle ne le vit pas, mais des larmes roulèrent sur ses joues, larmes qu'il essuya d'un geste rageur. Il ne pouvait pas pleurer pas lui. Il se tourna et s'approcha de Sueño :
« Alors l'ami, tu es tout seul et moi aussi, si on faisait connaissance ? »
Sueño renacla mais Jake ne se démonterait pas.
DarkSkay