[Ca marchera cette fois, Faut y croire]

Chapter Tree






Jason arriva à sa hauteur. Il la regarda de haut et prit la parole :
« J'ai eu vent de l'incident sur le cross. Jake a eu tort. Mais finalement ça a bien servit, tu as fait un grand pas dans ton débourrage.
-Non. Ça ne marche pas comme ça. Mais maintenant c'est fait tant pis. Sachez simplement que s'il recommence je fais mes valises. »
Son ton ne laissait aucune réponse possible et Jason l'avait bien comprit. C'était la meilleur dans son domaine et il ne pouvait se permettre de la voir partir. Quand il pénétra dans la chambre de son fils ce soir là, il lui administra une bonne correction pour l'empêcher de recommencer.
En passant dans la cour à l'heure habituelle, le spectacle du père battant son fils apparut aux yeux de Myriam avec horreur, ainsi quand Jason sortit de la chambre de Jake, elle escalada la façade de la maison et poussa la fenêtre entrouverte. Elle se laissa tomber souplement sur la moquette bleue nuit de la chambre. Il était là, à genoux par terre, le dos ensanglanté. Elle trouva rapidement de quoi soigner les plaies, ainsi elle commença à désinfecter, mais il lui attrapa le poignet et lui tordit le bras. La douleur de son épaule, réveillée par l'escalade s'accentua encore et elle gémit de douleur en se laissant entraîner pour ménager sa blessure. Il la regarda et murmura rageusement :
« Qu'est-ce que tu fiches ici ?
-Lâche moi, lâche moi... »
Les larmes roulèrent sur ses joues et on entendit un autre crac sinistre, de stupeur il la lâcha et elle s'en fut comme elle était venue faisant une chute libre de deux mètres ne pouvant plus descendre avec la force de réserve qu'il lui restait en temps normal. Elle roula sur elle-même et resta un instant allongée, les larmes baignant son visage.
Elle rentra dans sa chambre et enleva son bustier. Elle banda son épaule avec de la crème espérant soulager sa douleur. Quand elle s'éveilla le lendemain le soleil était déjà très haut. Elle avait mal dormi et son épaule la lançait atrocement. Elle passa un tee-shirt normal, gris et sa culotte d'équitation. Elle enfila ses boots et mit tant bien que mal ses mini-shaps.
Elle descendit et se rendit directement au box de Sueño. Elle le pansa et lui passa un licol, sur lequel elle attacha une longe. Elle le mena dans un rond d'havrincourt qu'elle avait trouvé près du terrain de cross. Une fois dedans elle détacha la longe et referma les fils électriques. Elle se tourna vers lui, il la regardait. Elle se retourna pour aller chercher une chambrière. Quand elle se retourna, elle vit Jake marchant droit sur Sueño, déterminé. Elle lâcha la chambrière et couru s'interposer de justesse entre l'étalon et le jeune homme. Elle faisait face à Sueño. Puis elle fit volte face et planta son regard dans celui de Jake. Il la regarda de haut. Puis il dit :
« Ecarte-toi !
-Non.
-J'ai pas besoin de quelqu'un qui me protège, par contre toi si de toute évidence ! »
Il avait dit ça avec une voix ironique chargée de mépris, tout en regardant son épaule. L'enfoiré... Elle serra les dents. Elle détourna le regard, elle n'avait pas la force de répondre, pourquoi s'acharner ? Il était méchant, pouvait-elle lui en vouloir ? Oui, elle n'était pas responsable du fait qu'il soit battu... Mais dirait-elle quelque chose ? Plus tard peut être, mais pas aujourd'hui. Elle se retourna prit Sueño par la boucle du licol et l'entraîna sur la piste du rond d'havrincourt, retourna prendre sa chambrière et commença à le faire tourner au pas, en liberté. Puis elle fit claquer la chambrière en donnant de la voix et il passa au trot. Elle recommença la même chose avec le galop.
Puis elle posa sa chambrière puis elle s'approcha de lui. Elle voulait en finir, elle avait mal, elle était fatiguée, et blessé moralement. Il lui faisait confiance et elle ne trahirait pas sa confiance mais elle voulait rentrer chez elle, car même si tout n'était pas rose là-bas, c'était toujours mieux qu'ici. Elle le regarda et dit :
« Tu es prêt ? »
Il hennit doucement. Elle monta à cru et recommença le même exercice, en donnant de la voix et très peu de jambes. Il se soumit à l'exercice avec patiente. C'est ça qu'elle admirait tant chez eux, cette patiente.
Un cheval n'est pas soumis à l'homme, il est libre et peut reprendre sa liberté quand bon lui semble. On ne possède pas un cheval, on l'emprunte.
C'est ça la différence entre un bon cavalier et un très bon cavalier. Quand elle eut finit elle retourna avec Sueño près du box, le doucha, le sécha et le pansa. Elle allait refermait la porte quand on la saisit par le bras pour la retourner. Jake planta son regard dans le sien et dit :
« Ce cheval ne t'appartiendra jamais, tu ne le monteras plus longtemps... »
Elle ne comprenait pas. Malgré tout elle dit :
« En effet, mais méfie toi, le jour où il voudra partir, il partira et tu ne pourras pas l'en empêcher car il ne t'aime pas. Si tu veux espérer qu'il reste près de toi, apprends lui à te faire confiance et à t'apprécier et après tu pourras peut-être avoir l'orgueil de vouloir le monter. Et non je ne le monterais plus longtemps car je partirais dès que possible ! Je ne resterais pas ici plus longtemps que nécessaire surtout si c'est pour supporter un pourri gâté qui se croit mieux que tout le monde ! »
Il la regarda, d'un regard calme, posé, où elle crut apercevoir une étincelle de tristesse. Il lui lâcha le bras et s'en alla. Le soir elle remonta dans sa chambre, se doucha, et se mit en pyjama.
Elle avait toujours mal à l'épaule. La porte s'ouvrit, mais elle avait les écouteurs sur les oreilles. Allongée, sur le ventre, le visage au creux de son coude, elle ne bougea pas quand des mains se posèrent sur elle. Sur son épaule plus particulièrement. Elle baissa d'un geste presque imperceptible le son de son Mp3 et attendit. Les doigts glissèrent dans son dos et s'arrêtèrent au creux des reins. Elle entendit un murmure, le murmure de son souffle dans sa nuque, elle retint un frisson et au moment où il allait poser ses lèvres dans sa nuque elle se retourna et se dressa sur le coude de son bras valide. Ses yeux lançaient des éclairs lorsqu'ils rencontrèrent ceux de Jake.
Leurs visages n'étaient séparés que par quelques cm, il ne faudrait pas grand chose pour que leurs lèvres se rencontrent. Elle sentit son c½ur s'emballer, il sentit son estomac se nouer. Ses yeux... Il voyait tant de colère dans ses yeux... Il avait été salaud c'est vrai mais elle n'avait pas été tendre non plus... Elle dit :
« A quoi tu joues ?
-A rien, je passais dans le coin c'est tout...
-Ah... Et tu t'es dit qu'à défaut de me chasser de suite tu pourrais peut-être en profiter ? »
Il ne répondit rien. Elle reprit :
« Dégage Jake.
-Pourquoi ? Je suis bien ici. »
Elle rompit le contact visuel en détournant les yeux. Puis elle dit :
« Tu m'attaque, tu me blesse et tu espère quoi maintenant ? Que je te tombe dans les bras charmée comme toutes ces blondasses par ton genre bad boy ? Ca ne marche pas avec moi, remballe tes roulements de mécanique, je sais qui tu es, ce que tu vaux et crois moi mon estime pour toi est bien basse...
-Tu la place à combien sur une échelle de 1 à 10 ? 3, 4 ?
Elle planta son regard dans le sien.
-Moins l'infini. »
Il tiqua. Il avait finit par la trouver. La seule qui ne tomberait jamais sous son charme comme ça, celle qui lui faudrait gagner pour mériter ne serait-ce qu'elle pose les yeux sur lui... Elle tenta de se dégager et grimaça de douleur.
Il vit les larmes lui monter aux yeux. Il eut un pincement au c½ur, elle avait mal à cause de lui. Il crocheta son coude et elle s'écroula. Son regard se fit encore plus froid. A quoi pensait-il ? Que voulait-il ? Son c½ur accéléra un peu plus. Il n'était qu'un petit con prétentieux et si il continuait elle devrait le virer par la force. Bien qu'elle doutait fortement avoir le dessus par la force tout bien réfléchie, elle devait y aller avec finesse et malignité, elle devait se servir de sa tête.
Elle mit sa main sur l'épaule de Jake et la laissa glisser sur son dos puis elle appuya sur un endroit où elle savait qu'il y avait un n½ud de nerf, il se tendit, sous l'effet de la pression nerveuse infligé et elle poussa pour qu'il tombe par terre. Elle s'assit sur on lit, les pieds dans le vide et dit :
« Dégage, sors d'ici immédiatement ! »
Il ne se fit pas prier deux fois. Elle retomba lourdement sur le matelas, le souffle court. Le lendemain, elle trouva devant la porte une boite de comprimés pour la douleur. Il y avait une enveloppe également où elle trouva une feuille contenant les mots : Pardonne-moi. Elle fit une grimace. Elle n'avait pas besoin de ça, elle jeta la feuille et la boîte de comprimés. Elle s'habilla et descendit. Elle prit son téléphone et composa un numéro qu'elle ne connaissait que trop bien... Elle ne vit pas Jake se placer légèrement en retrait d'elle pour écouter. Elle entendit plusieurs tonalité puis il décrocha :
« Allô ?
-Salut Gordon.
-Salut Gamine. Que puis-je faire pour toi ?
-Tu pourrais rajouter de la morphine à ce que je t'ai demandé ?
-Il faudra payer...
-Ne t'en fais pas, je sais. Il faut toujours payer un jour ou l'autre n'est-ce pas ?
-C'est ton tribut pour triple meurtre ?
-En quelque sorte, oui...
-Alors demain dans l'après midi, j'aurais ce que tu veux, et toi...
-Je te donnerais ce que tu attends... »
Il raccrocha. Gordon... Sacré numéro. Un haut baron de la drogue, pisté par les stup', mais jamais découvert... Jake n'en revenait pas... Elle travailla dur toute la journée, et le lendemain pareil jusqu'à ce qu'elle prenne deux heures de pause. Jake ne pouvait pas la suivre pourtant il l'aurait voulut...
Quand elle arriva dans la ruelle, un homme se dressa devant et lui barra le chemin. Quand il la reconnut, il s'effaça. Elle poussa une petite porte en fer rouillée et s'engouffra dans le couloir. Elle entra dans les toilettes et posa son sac. Elle enleva son tee-shirt et son soutien-gorge pour passer un bustier, à corde dans le dos, noir et rouge et passa une jupe noire, lui tombant à mi-cuisse. Elle rangea ses affaires dans son sac et ressortit des toilettes.
Elle se dirigea vers une grande porte en chêne sombre. Elle frappa plusieurs fois et attendit. Elle entendit un « entre » lointain. Elle abaissa la poignée et poussa la lourde porte. Elle déposa son sac à l'entrée du grand bureau et s'avança. Un homme se tenait assis derrière son bureau, brun, le visage doux et bien formé. Un dieu. Il prit la parole le premier :
« Qui es-tu ?
-Je viens voir Gordon.
-Ah! Oui il 'a remit ceci pour toi. »
D'un tiroir d'un vieux bureau il sortit une enveloppe et la déposa avec soin devant lui. Elle s'approcha, se pencha en avant et prit l'enveloppe en demandant :
« Où est-il ?
-Il s'occupe d'une affaire urgente pour moi. Il m'a demandé de te dire de repasser plus tard pour régler ta dette.
-Très bien. »
Elle se redressa, prit l'enveloppe et sortit du bureau, retourna se changer et rentra au manoir. Quand elle rentra, elle prit la direction du box de Sueño et l'y trouva, mais il avait quelque chose de changé... Quand elle ouvrit la porte, il chargea. Elle ne recula pas et il la mordit sauvagement sur le bras. Elle referma violemment la porte... Peu importe qui avait fait ça, c'était fini pour elle. Si on ne respectait pas son travail, alors elle ne continuerait pas. D'autres débourrages se représenteraient. Peu importe l'argent, cela lui était égal. Elle remonta dans sa chambre, posa son sac sur son lit et fit rapidement ses affaires, puis elle sortit une feuille et prit un stylo. Elle inscrivit rapidement :
« M. Vandergramm.
Je vous avez prévenu, je n'aime pas qu'on me mette des bâtons dans les roues. Je rentre chez moi. Un autre pourra se débrouiller. Je pense que votre fils aurait tout à apprendre à tenter l'expérience.
Mes sincères salutations,
Myriam James. »
Elle plia la feuille et la scotcha à la porte. Elle prit son sac et descendit. Jake arrivait en direction de la maison. Elle en sortit, il s'arrêta, la voyant, sac sur l'épaule. Elle le posa pour se servir des roulettes. Elle entendit un hennissement strident, elle se tourna et fixa le regard de Sueño. Elle avait perdu la confiance qu'elle avait en lui. Elle préférait partir.
Elle tourna les talons et prit la direction de la sortit. Jake n'avait pas bouger. Elle ne le vit pas, mais des larmes roulèrent sur ses joues, larmes qu'il essuya d'un geste rageur. Il ne pouvait pas pleurer pas lui. Il se tourna et s'approcha de Sueño :
« Alors l'ami, tu es tout seul et moi aussi, si on faisait connaissance ? »
Sueño renacla mais Jake ne se démonterait pas.
be par terre. Elle s'assit sur on lit, les pieds dans le vide et dit :
« Dégage, sors d'ici immédiatement ! »
Il ne se fit pas prier deux fois. Elle retomba lourdement sur le matelas, le souffle court. Le lendemain, elle trouva devant la porte une boite de comprimés pour la douleur. Il y avait une enveloppe également où elle trouva une feuille contenant les mots : Pardonne-moi. Elle fit une grimace. Elle n'avait pas besoin de ça, elle jeta la feuille et la boîte de comprimés. Elle s'habilla et descendit. Elle prit son téléphone et composa un numéro qu'elle ne connaissait que trop bien... Elle ne vit pas Jake se placer légèrement en retrait d'elle pour écouter. Elle entendit plusieurs tonalité puis il décrocha :
« Allô ?
-Salut Gordon.
-Salut Gamine. Que puis-je faire pour toi ?
-Tu pourrais rajouter de la morphine à ce que je t'ai demandé ?
-Il faudra payer...
-Ne t'en fais pas, je sais. Il faut toujours payer un jour ou l'autre n'est-ce pas ?
-C'est ton tribut pour triple meurtre ?
-En quelque sorte, oui...
-Alors demain dans l'après midi, j'aurais ce que tu veux, et toi...
-Je te donnerais ce que tu attends... »
Il raccrocha. Gordon... Sacré numéro. Un haut baron de la drogue, pisté par les stup', mais jamais découvert... Jake n'en revenait pas... Elle travailla dur toute la journée, et le lendemain pareil jusqu'à ce qu'elle prenne deux heures de pause. Jake ne pouvait pas la suivre pourtant il l'aurait voulut...
Quand elle arriva dans la ruelle, un homme se dressa devant et lui barra le chemin. Quand il la reconnut, il s'effaça. Elle poussa une petite porte en fer rouillée et s'engouffra dans le couloir. Elle entra dans les toilettes et posa son sac. Elle enleva son tee-shirt et son soutien-gorge pour passer un bustier, à corde dans le dos, noir et rouge et passa une jupe noire, lui tombant à mi-cuisse. Elle rangea ses affaires dans son sac et ressortit des toilettes.
Elle se dirigea vers une grande porte en chêne sombre. Elle frappa plusieurs fois et attendit. Elle entendit un « entre » lointain. Elle abaissa la poignée et poussa la lourde porte. Elle déposa son sac à l'entrée du grand bureau et s'avança. Un homme se tenait assis derrière son bureau, brun, le visage doux et bien formé. Un dieu. Il prit la parole le premier :
« Qui es-tu ?
-Je viens voir Gordon.
-Ah! Oui il 'a remit ceci pour toi. »
D'un tiroir d'un vieux bureau il sortit une enveloppe et la déposa avec soin devant lui. Elle s'approcha, se pencha en avant et prit l'enveloppe en demandant :
« Où est-il ?
-Il s'occupe d'une affaire urgente pour moi. Il m'a demandé de te dire de repasser plus tard pour régler ta dette.
-Très bien. »
Elle se redressa, prit l'enveloppe et sortit du bureau, retourna se changer et rentra au manoir. Quand elle rentra, elle prit la direction du box de Sueño et l'y trouva, mais il avait quelque chose de changé... Quand elle ouvrit la porte, il chargea. Elle ne recula pas et il la mordit sauvagement sur le bras. Elle referma violemment la porte... Peu importe qui avait fait ça, c'était fini pour elle. Si on ne respectait pas son travail, alors elle ne continuerait pas. D'autres débourrages se représenteraient. Peu importe l'argent, cela lui était égal. Elle remonta dans sa chambre, posa son sac sur son lit et fit rapidement ses affaires, puis elle sortit une feuille et prit un stylo. Elle inscrivit rapidement :
« M. Vandergramm.
Je vous avez prévenu, je n'aime pas qu'on me mette des bâtons dans les roues. Je rentre chez moi. Un autre pourra se débrouiller. Je pense que votre fils aurait tout à apprendre à tenter l'expérience.
Mes sincères salutations,
Myriam James. »
Elle plia la feuille et la scotcha à la porte. Elle prit son sac et descendit. Jake arrivait en direction de la maison. Elle en sortit, il s'arrêta, la voyant, sac sur l'épaule. Elle le posa pour se servir des roulettes. Elle entendit un hennissement strident, elle se tourna et fixa le regard de Sueño. Elle avait perdu la confiance qu'elle avait en lui. Elle préférait partir.
Elle tourna les talons et prit la direction de la sortit. Jake n'avait pas bouger. Elle ne le vit pas, mais des larmes roulèrent sur ses joues, larmes qu'il essuya d'un geste rageur. Il ne pouvait pas pleurer pas lui. Il se tourna et s'approcha de Sueño :
« Alors l'ami, tu es tout seul et moi aussi, si on faisait connaissance ? »
Sueño renacla mais Jake ne se démonterait pas.




DarkSkay
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:03

[Ca marchera cette fois, Faut y croire]

Chapter Four





Les vacances touchaient à leur fin. Ce matin là quand Myriam se réveilla, elle devait aller finir d'acheter son matériel de cours... Elle n'était pas mécontente que les vacances soient finies, elles avaient été épuisantes, plus qu'elle ne l'aurait imaginé... Depuis qu'elle était rentrée chez elle, elle avait fait plusieurs débourrages dans des foyers autrement mieux que celui des Vandergramm.
Cependant, il y avait un vide en elle, vide auquel elle n'arrivait pas à trouver une explication. Elle n'avait plus mal à l'épaule, et avait retrouvé une stabilité dans ses repères et dans son fonctionnement psychologique qui la rassurait à l'aube de cette nouvelle rentrée. Elle s'était lancée un défi pour cette nouvelle année : elle suivrait des études par correspondance pour un BTS Production Agricole pendant qu'elle serait en école de psychologie. Elle n'était pas surhumaine, juste insomniaque, donc elle gagnait beaucoup de temps. Et tant qu'elle était en cours, ses sorties équestres étaient limitées donc elle avait beaucoup plus de temps pour bosser.
Elle entra dans une papeterie assez classe, elle cherchait une recharge de papier pour son agenda. Elle fonctionnait à l'année scolaire, et elle en aurait besoin pour marquer les dates où elle serait là ou pas.
Quelle ne fut pas sa surprise en parcourant les rayonnages de trouver M. Vandergramm et son fils. Ils ne l'avaient pas vu, ayant les écouteurs sur les oreilles, elle fit mine de ne pas les avoir vu jusqu'à...
« Mlle Myriam James. »
Au ton de la voix, même à travers sa musique elle n'aurait pu ne pas l'entendre. Alors Jake et Jason... Elle enleva avec lenteur ses oreillettes, et leva la tête pour voir de l'autre côté du rayon un vieil ami à elle... Enfin si on pouvait parler d'ami...
« Zac... »
Elle avait dit son prénom dans un soupir désespéré.
« Moi aussi je suis content de te revoir ma belle. Alors que fait tu l'année prochaine ? Non parce que moi j'ai été accepté en école de psychologie ...
-Non, c'est pas possible ! »
Elle le regardait avec de grands yeux étonnés
« Oh! Toi aussi ? Mais c'est magnifique ! Moi qui étais effrayé à l'idée de ne pas me faire d'ami...
-Magnifique oui comme tu dis. Elle semblait très emballée... Elle reprit : Mais je doute que tu ne te fasses pas d'amis Zac...
-Oui c'est plutôt toi qui auras des soucis...
-En effet mais vois-tu ça ne me dérange pas plus que ça...
-Oh! non non non, cette année je compte bien t'aider à devenir fréquentable...
-Pas de bol Zac je n'aurais pas le temps de fréquenter mes semblables qui ne me donnent absolument pas envie de faire des efforts.
-Tu ne compte pas rester célibataire toute ta vie quand même ?
-Si ça me chante, qui pourrait m'en empêcher ?
-Moi ! affirma Zac avec force »
Avec force, beaucoup de force, elle le considéra un instant et éclata de rire. Un rire vrai et léger comme elle n'en avait pas eu depuis longtemps. Jake sourit en la voyant rire, et son père ne manqua pas de le remarquer. Il s'éloigna du rayon, sachant que son fils voudrait lui parler.
Cette fille était quand même incroyable. Elle se calma et reprit son souffle en regardant Zac légèrement plus sombre :
« Ne t'en fait pas Zac, j'ai largement de quoi m'occuper, je n'ai pas besoin d'aide à ma réhabilitation, ça ne servirait pas à grand chose. Mais l'attention que tu me portes est gentille.
-Surtout quand on sait comment tu peux être parfois.
-Je sais Zac mais ce n'est jamais méchant, si ça l'était tu ne serais pas là aujourd'hui.
-Mais pendant tes vacances tu n'as pas eu de flirt rien ? »
Elle le regarda et réfléchit. Des flirts elle aurait pu en avoir, et plus d'un mais quelque chose lui avait fait faire marche arrière à chaque fois, et elle ne savait pas expliquer pourquoi... Mais elle sentait que cela avait rapport avec ce vide qui l'habitait depuis qu'elle avait quitté la propriété Vandergramm.
« Non. Et ce n'était pas faute de pas avoir eu l'occasion...
-Que veux-tu dire ?
-Je ne sais pas vraiment.
-Aucun, rien de rien ? »
Et là, elle tilta.
« Je... »
Zac leva le poing victorieux... Mais son sourire disparut bien vite quand il aperçut le visage de son amie :
« Myriam... »
Elle revint à la réalité :
« Peut-être. Je ne sais pas, en fait c'est...
-Compliqué, oui c'est toujours compliqué avec toi...
-Je sais. Et je ne compte pas changer. Ça ne servirait à rien, plus maintenant Zac. »
Il la regarda et on entendit quelqu'un l'appeler.
« J'y vais, on se reverra sur le campus !
-Oui. »
Elle lui sourit et il s'éloigna, elle souffla et posa la main sur la barre en fer sur rayonnage, tournant son visage vers le bas. Elle entendit rire, un rire légèrement moqueur, mais rien de bien méchant. Elle tourna la tête et ses yeux rencontrèrent ceux de Jake. Il lui sourit et s'approcha :
« Gai ?
-Et alors ? »
Il haussa les épaules. Ça ne l'étonnait pas plus que ça. Il fallait être au moins gai pour être ami avec elle sans n'avoir aucune arrière pensée.
« C'est mieux. Remarque, vu ta manière de chasser les mecs de ton lit je doute qu'ils aient vraiment envie de se frotter à toi.
-La plupart ne sont pas fou, ils savent à quoi s'en tenir.
-Oui, mais je suis fou de toi. »
Elle le regarda comme si il était fou, et si avec Zac elle avait éclaté de rire, le regard de Jake l'en empêcha.
«Tu déraille. Tu as pris un coup non ? Sueño ne t'a pas loupé à l'évidence.
-Non, on s'entend mieux tous les deux. J'ai suivi ton conseil. Mais tu m'as manqué. Ne plus voir ton air snob et arrogant, ne plus entendre le son mélodieux de ta voix me repousser...
-C'est bon. J'me barre. »
Le sourire de Jake s'agrandit et il la retint par la main. Elle avait les mains incroyablement douces et très froides. Il la retourna la forçant à le regarder et il plongea son regard dans le sien.
Un instant elle se perdit dans ses yeux magnifiques et lorsqu'il posa ses lèvres sur les siennes la jeune fille recula. Son c½ur avait manqué un battement, elle le regarda comme si elle le voyait pour la première fois et murmura :
« Tu n'es qu'un idiot... »
Et elle partit. Il la regarda s'éloigner. Ses lèvres avaient un goût sucré, elles étaient légèrement abîmées, mais elles restaient les plus douces qu'il n'ai jamais embrassé. Mais pourquoi était-il un idiot ?
Pourquoi un idiot ? Elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit ça... Mais elle avait cru voir de la sincérité dans ses yeux... Pourquoi il fallait qu'il vienne mettre le doute en elle ?
Quand elle posa son sac d'équitation devant le box du cheval qu'elle avait fini de débourrer l'avant vielle elle sentit un regard se poser sur elle. Elle ne se retourna pas et fila chercher le matériel de Hyde. Quand elle revint, elle trouva une rose rouge posée sur son sac. Elle se baissa, la ramassa, et la contempla. Puis elle la reposa et entra dans le box. Après l'avoir pansé et sellé, elle sortit du box en selle pour filer à la carrière de dressage. Elle devait présenter ses capacités dans les différentes épreuves de concours complet.
Quand tout fut fini, Hyde fut acheter assez cher par rapport à ce qu'elle avait estimé. Elle ne l'aimait pas plus qu'un autre, même Sueño ne l'avait pas marquée beaucoup. Elle ne cherchait pas à trouver la perle rare, mais elle voulait les aider, tous ces chevaux rendus dangereux par la solitude ou la violence. Elle voulait que comme les autres ils aient une chance de trouver un foyer où ils seraient aimés.
Certains diraient qu'avec le temps Myriam James s'était adoucie, mais non, elle n'était comme ça qu'avec les chevaux. Les hommes ne méritaient pas qu'on les aime. L'Homme c'est juste un gros tas d'ordure qui ne fait que courir après quelque chose qu'il n'attrapera jamais. Il est moche, il est méprisable, il est pourri. Alors non, Myriam ne s'était pas adoucie.
Elle le ramena et le pansa complètement, rassembla ses affaires et aida à le charger. Dix minutes plus tard le boss du centre arrive vers elle, satisfait.
« Tu as du bon boulot. Vraiment. »
Il lui tendit son chèque et la remercia puis s'éloigna, elle le plia et le glissa dans sa poche. Elle ramassa ses affaires, cala son sac sur son épaule, sortit d'une poche avant une enveloppe qui contenait des billets de trains et sortit du centre. Elle n'avait pas fait vingt mètres qu'une limousine noire s'arrêta près d'elle, la vitre arrière à sa hauteur. Elle vit la vitre se baisser, lentement, inexorablement.
Et elle le vit, assis avec un petit air suffisant rempli d'arrogance. Elle leva les yeux les yeux au ciel, elle n'aimait pas ça. Il était riche et il le faisait savoir en méprisant ceux qu'il estimait inférieur à lui. Elle ne comprenait pas les gens de son espèce, ils avaient entre leurs mains le pouvoir de faire bouger les choses, ils pourraient changer le monde mais non, ils se contentaient de mépriser les gens comme elle qui se battaient pour obtenir ne serait-ce qu'un peu de bonheur. Bien qu'elle ne se batte plus de puis longtemps pour son bonheur à elle mais plutôt pour celui des autres, si elle parvenait à faire de son avenir ce dont elle avait envie. Perdue dans ses pensées, elle avait continué à avancer. Il finit par dire :
« Aller monte, jolie demoiselle. »
La voix de Jake la ramena à la réalité. Elle tourna la tête vers lui. Et elle finit par s'arrêter. Elle le regarda et dit :
« Et que me vaut cet honneur ?
-Je voudrais te parler. »
Elle le considéra un instant. Puis il finit par dire :
« S'il te plaît. »
C'est ce qui la décida à monter dans la limousine. Elle redémarra. Ils restèrent un moment silencieux puis il dit :
« J'ai un problème. »
Elle ne réagit pas immédiatement, il lui fallait le temps d'assimiler ce que Jake venait de lui dire. Il avait un problème et c'était à elle qu'il disait ça...
« La bonne blague... »
Silence, puis elle demanda dans un murmure :
« J'ai pensé à voix haute ? »
Jake la regarda étonné et dit :
« A l'évidence oui, où je suis devenue télépathe. »
Tentative d'humour. Il ne semblait pas vexé. Elle dit :
« Désolée, mais je trouve ça bizarre. C'est tout. Je pensais pas que ma pensée franchirait la barrière de mes lèvres.
-Je n'en doute pas une seconde et je ne t'en veux pas, je n'ai pas été très tendre avec toi.
-Alors ce problème ?
-Je n'arrive plus à progresser avec Sueño. »
Elle le regarda un instant, elle comprenait pourquoi c'est elle qu'il venait trouver. Il n'y a qu'elle qui pouvait l'aider. Ils parlèrent jusqu'à ce que la limousine s'arrête à quelques mètres de la maison. Quand elle referma la porte, elle le regarda par la vitre baissée. Elle lui sourit et elle vit son regard s'illuminer.
« Merci. » Lui dit-il simplement.
Elle rentra chez elle étrangement légère et souriante ce soir là. Deux jours plus tard, elle posa sa valise dans sa chambre universitaire. Elle regarda autour d'elle. Peu engageant mais elle ferait avec. Elle défit ses affaires, et installa la bouffe achetée sur le chemin dans le frigo. Petit mais frigo quand même. Ses cours commençaient dans une heure, elle attrapa ses clés et elle sortit en verrouillant sa porte. Elle voulait visiter.
disparut bien vite quand il aperçut le visage de son amie :
« Myriam... »
Elle revint à la réalité :
« Peut-être. Je ne sais pas, en fait c'est...
-Compliqué, oui c'est toujours compliqué avec toi...
-Je sais. Et je ne compte pas changer. Ça ne servirait à rien, plus maintenant Zac. »
Il la regarda et on entendit quelqu'un l'appeler.
« J'y vais, on se reverra sur le campus !
-Oui. »
Elle lui sourit et il s'éloigna, elle souffla et posa la main sur la barre en fer sur rayonnage, tournant son visage vers le bas. Elle entendit rire, un rire légèrement moqueur, mais rien de bien méchant. Elle tourna la tête et ses yeux rencontrèrent ceux de Jake. Il lui sourit et s'approcha :
« Gai ?
-Et alors ? »
Il haussa les épaules. Ça ne l'étonnait pas plus que ça. Il fallait être au moins gai pour être ami avec elle sans n'avoir aucune arrière pensée.
« C'est mieux. Remarque, vu ta manière de chasser les mecs de ton lit je doute qu'ils aient vraiment envie de se frotter à toi.
-La plupart ne sont pas fou, ils savent à quoi s'en tenir.
-Oui, mais je suis fou de toi. »
Elle le regarda comme si il était fou, et si avec Zac elle avait éclaté de rire, le regard de Jake l'en empêcha.
«Tu déraille. Tu as pris un coup non ? Sueño ne t'a pas loupé à l'évidence.
-Non, on s'entend mieux tous les deux. J'ai suivi ton conseil. Mais tu m'as manqué. Ne plus voir ton air snob et arrogant, ne plus entendre le son mélodieux de ta voix me repousser...
-C'est bon. J'me barre. »
Le sourire de Jake s'agrandit et il la retint par la main. Elle avait les mains incroyablement douces et très froides. Il la retourna la forçant à le regarder et il plongea son regard dans le sien.
Un instant elle se perdit dans ses yeux magnifiques et lorsqu'il posa ses lèvres sur les siennes la jeune fille recula. Son c½ur avait manqué un battement, elle le regarda comme si elle le voyait pour la première fois et murmura :
« Tu n'es qu'un idiot... »
Et elle partit. Il la regarda s'éloigner. Ses lèvres avaient un goût sucré, elles étaient légèrement abîmées, mais elles restaient les plus douces qu'il n'ai jamais embrassé. Mais pourquoi était-il un idiot ?
Pourquoi un idiot ? Elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit ça... Mais elle avait cru voir de la sincérité dans ses yeux... Pourquoi il fallait qu'il vienne mettre le doute en elle ?
Quand elle posa son sac d'équitation devant le box du cheval qu'elle avait fini de débourrer l'avant vielle elle sentit un regard se poser sur elle. Elle ne se retourna pas et fila chercher le matériel de Hyde. Quand elle revint, elle trouva une rose rouge posée sur son sac. Elle se baissa, la ramassa, et la contempla. Puis elle la reposa et entra dans le box. Après l'avoir pansé et sellé, elle sortit du box en selle pour filer à la carrière de dressage. Elle devait présenter ses capacités dans les différentes épreuves de concours complet.
Quand tout fut fini, Hyde fut acheter assez cher par rapport à ce qu'elle avait estimé. Elle ne l'aimait pas plus qu'un autre, même Sueño ne l'avait pas marquée beaucoup. Elle ne cherchait pas à trouver la perle rare, mais elle voulait les aider, tous ces chevaux rendus dangereux par la solitude ou la violence. Elle voulait que comme les autres ils aient une chance de trouver un foyer où ils seraient aimés.
Certains diraient qu'avec le temps Myriam James s'était adoucie, mais non, elle n'était comme ça qu'avec les chevaux. Les hommes ne méritaient pas qu'on les aime. L'Homme c'est juste un gros tas d'ordure qui ne fait que courir après quelque chose qu'il n'attrapera jamais. Il est moche, il est méprisable, il est pourri. Alors non, Myriam ne s'était pas adoucie.
Elle le ramena et le pansa complètement, rassembla ses affaires et aida à le charger. Dix minutes plus tard le boss du centre arrive vers elle, satisfait.
« Tu as du bon boulot. Vraiment. »
Il lui tendit son chèque et la remercia puis s'éloigna, elle le plia et le glissa dans sa poche. Elle ramassa ses affaires, cala son sac sur son épaule, sortit d'une poche avant une enveloppe qui contenait des billets de trains et sortit du centre. Elle n'avait pas fait vingt mètres qu'une limousine noire s'arrêta près d'elle, la vitre arrière à sa hauteur. Elle vit la vitre se baisser, lentement, inexorablement.
Et elle le vit, assis avec un petit air suffisant rempli d'arrogance. Elle leva les yeux les yeux au ciel, elle n'aimait pas ça. Il était riche et il le faisait savoir en méprisant ceux qu'il estimait inférieur à lui. Elle ne comprenait pas les gens de son espèce, ils avaient entre leurs mains le pouvoir de faire bouger les choses, ils pourraient changer le monde mais non, ils se contentaient de mépriser les gens comme elle qui se battaient pour obtenir ne serait-ce qu'un peu de bonheur. Bien qu'elle ne se batte plus de puis longtemps pour son bonheur à elle mais plutôt pour celui des autres, si elle parvenait à faire de son avenir ce dont elle avait envie. Perdue dans ses pensées, elle avait continué à avancer. Il finit par dire :
« Aller monte, jolie demoiselle. »
La voix de Jake la ramena à la réalité. Elle tourna la tête vers lui. Et elle finit par s'arrêter. Elle le regarda et dit :
« Et que me vaut cet honneur ?
-Je voudrais te parler. »
Elle le considéra un instant. Puis il finit par dire :
« S'il te plaît. »
C'est ce qui la décida à monter dans la limousine. Elle redémarra. Ils restèrent un moment silencieux puis il dit :
« J'ai un problème. »
Elle ne réagit pas immédiatement, il lui fallait le temps d'assimiler ce que Jake venait de lui dire. Il avait un problème et c'était à elle qu'il disait ça...
« La bonne blague... »
Silence, puis elle demanda dans un murmure :
« J'ai pensé à voix haute ? »
Jake la regarda étonné et dit :
« A l'évidence oui, où je suis devenue télépathe. »
Tentative d'humour. Il ne semblait pas vexé. Elle dit :
« Désolée, mais je trouve ça bizarre. C'est tout. Je pensais pas que ma pensée franchirait la barrière de mes lèvres.
-Je n'en doute pas une seconde et je ne t'en veux pas, je n'ai pas été très tendre avec toi.
-Alors ce problème ?
-Je n'arrive plus à progresser avec Sueño. »
Elle le regarda un instant, elle comprenait pourquoi c'est elle qu'il venait trouver. Il n'y a qu'elle qui pouvait l'aider. Ils parlèrent jusqu'à ce que la limousine s'arrête à quelques mètres de la maison. Quand elle referma la porte, elle le regarda par la vitre baissée. Elle lui sourit et elle vit son regard s'illuminer.
« Merci. » Lui dit-il simplement.
Elle rentra chez elle étrangement légère et souriante ce soir là. Deux jours plus tard, elle posa sa valise dans sa chambre universitaire. Elle regarda autour d'elle. Peu engageant mais elle ferait avec. Elle défit ses affaires, et installa la bouffe achetée sur le chemin dans le frigo. Petit mais frigo quand même. Ses cours commençaient dans une heure, elle attrapa ses clés et elle sortit en verrouillant sa porte. Elle voulait visiter.




DarkSkay
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:04

[Petit Interlude. Vous en faite pas, j'ai pas perdu le fil]

C'est à la faveur de la nuit que je préfère contempler le monde. Parce qu'il est calme, silencieux et que la nature reprend ses droits. Comment en est-on arrivé là ? Etre nombrilistes au point de se déclarer maître de tout ce qui existe ? Nous sommes soi disant une espèce supérieure... Mais tout ça c'est que du bla bla. Y'a des gens qui font un complexe d'infériorité bah moi j'en fait un de supériorité parce que j'suis fière de mépriser les gens quand il marche dans la rue et si je pouvais les plomber je le ferais, ça ne serait que quelques cons de moins sur Terre mais ça serait déjà un début. Y'a sûrement de la vie ailleurs dans l'univers et franchement je me marrerais à gorge déployée le jour où on verra les vaisseaux spatiaux au dessus de nos petites toutes étonnées : « Oh, tient alors on était pas seuls ? » Bandes de nouilles !
L'Homme ne sers à rien à part pourrir la planète. Il n'est heureux que lorsqu'il fait la guerre mais attention pas à plus fort que lui, il pourrait se casser un ongle « Oh my God !!! J'me suis cassé un ongle !! » Ca m'donne envie de vomir. Mais regardez-vous bon sang ! Regardez-vous ! Comment peut-on être égoïste au point de rire de la misère d'autrui ? De la douleur et de la pauvreté et si dire : « Oh, pfff, on est en France, ça nous arrivera jamais d'avoir faim ! » Mais si misérable vermine, ça nous arrivera et pire on est en plein dedans ! Et les Sans Domicile, tous ceux qui dorment dans la rue vous croyez qu'ils sont heureux, vous croyez qu'ils l'ont choisi ? Mais vous vous en foutez hein, tant que vous avez votre ordinateur, votre télé, de quoi manger et dormir confortablement, vous vous êtes heureux, et toute façon les SDF c'est le problème de Sarkozy. Mais il s'en fout lui Sarkozy, lui il est super méga bien payé, il dort dans une grande maison grand luxe, alors qu'est-ce qu'il en a foutre des SDF ? Le pouvoir d'achat baisse, mais personne ne bouge. Le monde déjà bien pourri continu à pourrir, inexorablement. Je me demande bien comment on vivre dans quelques années, si on tient jusque là...

Le monde est une poubelle pleine d'ordure, ok, mais où est la décharge ?

Bougeons nous, il n'y a qu'ensemble qu'on se fera entendre.



DarkSkay
[Petit Interlude. Vous en faite pas, j'ai pas perdu le fil]

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:06

[Et après, il y en aura d'autres, toujours.]

[Et après, il y en aura d'autres, toujours.]

Elle peignait sur les murs de sa chambre depuis un moment déjà. Son dessin était presque complet. Un ange, magnifique, noir, balafré... Comme elle l'était. Tout s'écroulait autour d'elle, elle ne contrôlait plus rien, et elle n'aimait pas ça, vraiment pas... Il avait osé la replonger dans ses abîmes, où elle perdait si souvent foi, raison et logique... Ce gouffre dont elle avait eu tant de mal à sortir...
Elle avait fait confiance et encore une fois, elle s'était fait ken... Comme cet ange, torturé par ses semblables... Elle n'aimait pas les gens, leur sourires mielleux, leurs faux-semblants, leurs images parfaites... C'était tellement ... à vomir ! Elle avait fait tombé des masques, sans le vouloir, des masques qui cacher de la méchanceté et de la haine envers elle... Elle pensait pourtant que c'était ses amis... Amis... Un bien grand mot... Elle avait eu tant de mal à refaire confiance même si elle ne l'avait pas montré...
Elle n'aimait pas parler d'elle... Elle trouvait ça stupide, une perte de temps. Elle, elle était la confidente, elle essayait de résoudre les problèmes des autres sans jamais résoudre les siens, ou même écouter sa douleur... Elle trouvait cela faible, elle n'aimait pas être faible. Elle ne pleurait pas, elle laissait ça pour les autres, elle, elle cognait pour évacuer sa rage et sa tristesse. Constamment entourée d'obscurité, ses ombres qu'elle aimait tant...
Et puis elle avait rencontré ces gens et petit à petit ses barrières étaient tombées une à une. La vie n'était pas toujours rose mais elle valait un peu plus le coup d'être vécue. Elle avait retrouvé le sourire et l'arborait fièrement.
Puis tout s'était gâché, elle l'avait rencontré... Un garçon gentil, agréable, souriant. Au début il ne se parlait pas beaucoup mais c'était déjà ça. Tout ses amis ne l'aimaient pas mais elle s'en fichait, tout ce qu'elle voulait c'était le voir de temps en temps. Elle aimait le voir sourire et surtout lui sourire. Elle bénissait les rares moments où il lui parlait et dans ceux-ci elle rejoignait un petit nuage.
Une de ses soi-disant amies l'a mis à jour et un petit groupe à vite était mis au courant que l'ancienne (et toujours un peu dans le fond) associable était ce qu'on appelle couramment encore aujourd'hui amoureuse. Elle leur faisait confiance, avait-elle raison ? Non, mais elle ne le savait pas encore.
Puis un jour une dispute, une fuite et une rumeur...
Tout le lycée fut mis au courant de son coup de foudre et bien sur ils se moquaient tous, d'elle surtout, mais de lui aussi, c'te honte c'était qu'elle l'aime... Elle en fut anéanti. Tous les jours elle devait affronter tous ces regards moqueurs... Comment avait-elle pu être aussi conne ? Et avoir de nouveau confiance en quelqu'un ? Elle savait dorénavant pourquoi elle était associable, pourquoi elle aurait tous voulu les faire souffrir, violemment, sadiquement, cruellement...
Puis elle avait su de qui était parti cette rumeur qui avait anéanti tous ses espoirs d'une vie meilleure, d'un changement radical pour elle... Une amie, avec laquelle elle s'était disputé et pour une fois elle n'avait rien à se reprocher... Cette amie avait réagit méchamment à une phrase dite tout à fait innocemment (pour une fois)...
Comment pouvait-on être aussi méchant ? Comment pouvait-on faire tant de mal à un garçon tellement gentil, elle s'en voulait tellement, après tout c'était de sa faute, si elle n'avait rien dit, mieux, si elle n'était jamais tombée amoureuse...
Puis il s'était décidée à venir la voir et il avait dit :
« Je suis désolé, je veux juste qu'on soit amis... »
Et elle avait rechuté dans l'enfer...





DarkSkay
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:07

[Ultime Rempart]

Le ciel a enfin consentit à se recouvrir. Magnifique de grisaille, Aymie l'observe, allongé dans l'herbe fraîche d'un champ encore haut. Le vent souffle légèrement mais caché dans l'herbe il ne l'atteint pas. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer mais tout ce qu'il l'obtient c'est de faire remuer lentement les longues tiges d'herbes grasse parsemé d'autres plantes et fleurs et d'agrandir son sourire déjà bien ancré sur ces traits.
Ici règne la paix et l'harmonie, le calme et le silence de la nature... Dame nature dans sa grand bonté lui a offert cet endroit magnifique où elle aime venir se retrouver. Et se retrouver elle en a besoin, elle n'avait jamais autant recherchée la solitude, le contact avec ses semblables la gênant de plus en plus gêne qui tendait vers le dégoût au fil de années qui s'écoulaient.
Adepte de lecture, elle se prenait à rêver qu'elle fut tantôt pirates, tantôt artiste, tantôt aventurière, ou marchombre, oeuvrant pour elle même, n'écoutant que son instinct, filant au gré du vent, découvrir le bout du monde. Elle savait pourtant que jamais ses rêves ne se réaliseraient mais il étaient l'ultime rempart de son esprit torturé et dés½uvré.
Cet après midi là, elle l'avait croisé place de la poste, mais n'avait pu s'arrêter, de peur de briser le faible équilibre restant entre elle et ses parents, elle avait d'autre obligation... Pourtant elle aurait tout donné pour pouvoir le voir rien qu'une seconde et qui sait le serrer dans ses bras ? Il avait tant fait pour elle, elle le considérait comme son frère et il avait une place éternelle dans son petit c½ur troué de partout.
Le ciel se dégagea lentement laissant apparaître au dessus d'elle un coin de ciel bleu, qu'elle hésitait à trouver magnifique car le ciel qui brillait sur sa vie ces derniers temps n'était pas bleu mais tirait violemment sur le noir... Un groupe d'oiseau passa près d'elle, et l'espace d'un instant se sentit libre de faire ce que bon lui semblait, de partir loin pour ne plus jamais revenir, de laisser derrière elle sa vie de malheur, et son tas de gravas fumants...
C'est là qu'elle se leva, elle avait attendu, espérant qu'il passerait par là mais à l'évidence son frère était occupé ailleurs... Elle n'avait pas su l'aider, trop rongé par sa douleur... Elle saisit de bout de bois, sortit un coutelas et entreprit de les tailler. Quand cela fut fait elle grava dans le bois quelques mots et les attacha ensemble sur l'arbre près de l'endroit où elle était allongée. Quand elle eut fini elle recula, contempla son ½uvre quelques minutes puis souria fière.
Elle tourna les talons, attrapa la bride de son cheval, remonta en selle et s'éloigna doucement vers un avenir meilleur...

Bien plus tard quand il passa il trouva les bout de bois laissé par Aymie où il était inscrit :
« Regarde dans les étoiles, et tu sauras que je veille sur toi. »



DarkSkay

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:13