Chapter Two
Quand elle descendit ce soir là, il était onze heures de demi. Tout le monde dormait, elle les comprenait, ils travaillaient tous durs pour ne pas perdre leur emploi. Elle entra dans la cuisine, une bouteille en main et commença à fouiller dans les armoires en quêtes de quelque chose à boire, d'un peu plus fort que de l'eau. Malheureusement elle ne trouva rien. Elle jura. Là, elle ne les comprenait plus du tout... avec le boulot qu'ils faisaient, ils pouvaient bien avoir le droit de boire de temps en temps, pour oublier, sans pour autant être alcoolique attention, mais un peu ça fait jamais de mal. Puis elle se dit que cela ne faisait peut être pas partie du pot commun... Il faudrait qu'elle trouve un peu de temps pour aller en acheter.
Elle remplit donc sa bouteille avec de l'eau. Elle s'apprêtait à remonter quand elle entendit des coups. Comme si quelqu'un tapait dans quelque chose de dur, du bois peut-être. Elle sortit, tendue. Elle regarda autour d'elle, la nuit était tombée, mais ayant éteint la lumière quelques minutes plus tôt, ses yeux étaient déjà habitués à l'obscurité environnante. Puis elle se rendit compte que les coups venaient du box qu'elle avait aperçut en arrivant. Elle prit la direction du box. Elle posa la main sur la porte. Erreur. Elle manqua de se faire embarquer la main. Elle riposta et frappant, pas trop fort, l'étalon à ce qu'elle avait compris. Il hennit méchamment.
« Et doucement ! »
Elle reprit un ton plus bas :
« Je comprends mieux maintenant... »
Elle resta longtemps à le contempler. Peu à peu il s'était calmé et puis avait fini par soutenir son regard. Elle finit par dire :
« Et toi, pourquoi es-tu associable ? »
Elle entendit une branche craquer derrière elle, mais elle avait sentit la présence humaine depuis un petit moment. Elle entendit :
« Tu n'espères quand même pas qu'il va te répondre ? »
C'était une voix masculine, comme le confirmait la légère odeur de musc qu'elle avait senti jusqu'à maintenant. Elle ne répondit pas, elle continuait de regarder l'étalon. Elle retenta une autre approche : elle s'approcha et tendit sa main ouverte devant elle. Il la regarda, renacla, et donna un coup de tête dedans comme s'il voulait la repousser. Elle lui rendit le coup. Il renacla encore.
« Sois pas idiot. Ça sert à rien. »
Elle entendit un ricanement derrière elle. Un long moment plus tard elle saisit le licol suspendu au clou et dit :
« Tu devrais t'éloigner, non pas que ce soit risqué pour toi, puisque ça m'est égal, mais tu vas me gêner.
-Je préfère surveiller ce que tu vas lui faire. »
Elle compris au mépris de sa voix qu'il n'avait pas confiance et qu'il ne comprenait pas pourquoi elle était là, elle.
« Je travaille seule avec lui, ou pas du tout. »
Elle l'entendit s'éloigner, et se poster plus loin dans sa surveillance. Elle resta encore un moment à contempler l'étalon. Puis elle murmura :
« Laisse moi te montrer que nous sommes pareils, fais-moi confiance, je ne te veux aucun mal... »
Il souffla. Elle ouvrit la porte il recula. Elle savait que c'était dangereux mais elle n'avait pas peur. Elle s'approcha de lui, main tendue ouverte devant elle et s'arrêta à quelques pas de lui. Il tapa sur le sol de son antérieur droit et s'immobilisa. Puis elle sentit ses naseaux sur sa peau. Elle tenta de le caresser, il se laissa faire, tendu. Puis après de longues minutes de caresses, elle lui passa le licol avec des gestes doux, tout en lui parlant à mi-voix.
Une fois qu'elle fut sur qu'il était calme elle sortit du box et il la suivit. Elle marcha longtemps à ses côtés dans la fraîcheur de la nuit, calme. Elle le laissa brouter à de nombreuses reprises. Elle savait que le garçon qui lui avait montré tant de mépris tout à l'heure la suivait à distance. Puis un peu avant le petit matin elle revint sur ses pas et le rentra dans son box.
C'était un premier pas.
Elle laissa un mot sur la porte du box en demandant à ce que personne ne s'approche de lui au risque de mettre son travail par terre. Puis elle monta se coucher. Elle ne dormait que très peu. Quand elle s'éveilla, le jour commençait à peine à se lever. Elle fila se doucher et s'habilla en tenu d'équitation direct. Elle descendit et ne prit même pas la peine d'aller à la cuisine. Quand elle arriva devant la porte du box, elle fut soulagée de voir que son mot était toujours accroché. Elle le laissa accroché. Elle n'ouvrit pas tout de suite la porte. Elle siffla plusieurs courtes fois comme elle le faisait pour ses deux protégés près de chez elle. Avertit que quelqu'un venait le voir l'étalon sortit la tête. Et la regarda. Elle tendit la main et il se laissa caresser. Elle entendit :
« Incroyable. Comment... ?
- C'est pour ça que je suis là non ? »
Elle avait reconnu la voix de Jason. Il reprit :
« Il s'appelle Sueño, il a trois ans et demi. Je pense qu'il n'a jamais été débourré.
- Je le pense aussi.
- Tu penses réussir ce pour quoi tu es là ?
- Oui. »
Il n'y avait rien d'autre à dire. Elle savait qu'elle réussirait. Dans les premiers temps, elle ne travaillerait que le nuit, jusqu'à ce qu'il ait entièrement confiance en elle. Et après elle commencerait le débourrage en liberté, puis en longe.
Pour l'heure, elle ne s'avançait pas, rien n'était jamais gagné. Elle apprenait beaucoup de ses erreurs. Et elle en faisait régulièrement. Elle rentra dans son box et commença à le panser avec douceur et patiente, elle devait s'y reprendre à plusieurs fois pour qu'il accepte le passage des différentes brosses sur sa peau. De jour elle pouvait voir sa robe : c'était un magnifique cheval bai cerise. Pas de doute sur le faite que c'était un espagnol, peut être même un pure race espagnol.
Il avait manqué de la mordre à plusieurs reprises au cours de la journée et à chaque fois elle avait riposté, elle ne devait pas de laisser faire ou c'était fini pour elle. Avec un étalon, il faut montrer qui domine, encore plus pour une femme. A la fin de la journée, elle sortit du box, alla chercher une ration de foin et lui mit dans le box. Elle remonta chercher ses affaires de cours et descendit bosser devant son box. Il la regardait travailler. Concentrée sur ses cours elle ne voyait plus rien au monde extérieur, n'entendait plus rien, elle était comme coupée. Si elle ne voulait rien perdre des progrès fait cette année, elle devait cravacher pendant les vacances, pour repartir au top l'année suivante.
Le soir commença à tomber, quand elle ne put plus voir ce qu'elle tenait dans ses mains, elle remonta ranger ça et redescendit. Elle rentra avec douceur dans le box et comme la nuit précédente, l'emmena en balade nocturne. Elle ne rentra qu'au petit matin. Elle répéta l'opération durant 3 jours et 3 nuits : la journée elle s'occupait du pansage, et la nuit elle gagnait peu à peu sa confiance.
Le cinquième jour se leva tranquillement sur le manoir et ses installations sommaires. Elle ouvrit un ½il et fila sous la douche. Elle avait besoin de sommeil. Même si habituellement elle était habituée à ne pas dormir, elle ne faisait pas non plus 25 km par nuits... Elle descendit, entra dans la cuisine pour première fois le matin depuis qu'elle était arrivée. Il y avait une vieille femme, prête à s'asseoir pour boire son café. Elle ouvrit le frigo et sortit une bouteille de lait, en versa dans un mug et le mit au micro onde. Elle saisit un pain brioché rond dans la corbeille sur la table et mordit dedans tranquillement. Elle n'était pas pressée. Jamais. Cela ne lui ressemblait pas. Elle sortit son bol du micro-onde et but rapidement le lait après y avoir mit du cacao. Elle ne s'était pas fait d'amis parmi les employés, et un ennemi en la personne de Jake le fils de Jason. Jake, qui lui avait montrer beaucoup de mépris le jour de son arrivé. Il se disait cavalier, elle l'avait vu monter, l'unique autre cheval, un petit gris. Il se débrouillait. Mais il n'aurait jamais accès aux grandes écoles : il avait un défaut : il ne prenait pas la peine de comprendre son cheval.
Pour être un bon cavalier, le premier travail s'effectue à pieds, face à face, d'égal à égal. Il ne l'avait pas compris, son cheval ne le respectait donc pas. L'homme qu'elle avait vu le jour de son arrivé près de la cabane à outil entra dans la cuisine vivement et dit :
« Petite, le fils Vandergramm fait des siennes ! Il est décidé à monter Sueño ! »
Elle manqua de s'étrangler. Elle posa vivement le mug dans l'évier et sortit d'un pas vif de la cuisine. Quand elle arriva au box, plus de Sueño, pas de Jake. Elle jura. Elle prit la direction de la carrière, personne. Et là, l'horreur la saisit. Elle saisit la longe des mains d'un homme qui ramenait le petit gris et monta dessus le lançant au galop, elle fila grâce à lui en direction du cross, mâchoires serrées. Elle arriva Jake était en difficulté. Elle accosta Sueño avec le petit gris, saisit la bride et dit :
« Oh! la, la... Calme toi... »
Il la regarda mais ne se calma pas. Elle mit pied à terre sans lâcher les rênes, se faisant mal. Elle tira sur les rênes vers le-bas jusqu'à amener les naseaux de Sueño sur le sol. Elle murmura :
« La , la c'est tout »
En le caressant sur le chanfrein. Elle le regarda dans les yeux durant de longues minutes. Puis elle lâcha la bride. Il releva la tête, et la regarda, sans bouger. Elle reprit les rênes et leva les yeux sur Jake. Inexpressif, il avait les jointures blanches tant ses doigts étaient serrés sur les rênes. D'une voix froide et cassante, elle dit :
« Descends.
-Non.
-Tu n'as pas le choix, c'est un ordre.
-Il est calme maintenant.
-Si je te lâche tu ne tiendra pas dix minutes en selle.
-Tu crois ça ?
-J'en suis certaine.
-Alors lâche qu'on rigole.
-Non.
-Tu n'as pas le cran ?
-Je risquerais de lui montrer que c'est lui qui a raison. Ce n'est pas une bonne chose. En plus un cheval en liberté sur le cross risque de se blesser car les obstacles sont fixes. »
Il reprit les rênes si soudainement qu'elle lâcha prise et Sueño sa cabra lui donnant involontairement un coup violent dans l'épaule. On entendit un crac sinistre. Et quelques instants plus tard Sueño partit au grand galop. Quand Jake fut à terre, elle ne sourcilla pas pourtant il s'était à l'évidence fait mal. Elle attendit patiemment que Sueño se calme puis elle siffla. Et il tourna la tête vers elle.
Elle se tenait l'épaule, hormis cela, elle gardait une position droite et noble. Il la regarda, tête haute, droit sur ses jambes, fier et insaisissable. Il lui parut évident qu'il ne viendrait pas, pourtant elle ne bougerait pas. Son épaule la lançait, et elle s'avouerait vaincu si elle allait le chercher. Elle resta là de longues heures. Sueño fit le tour du cross, reniflant les obstacles, découvrant le cross. Quand il revint, il trépignait, piaffait. Elle le regarda et dit :
« Tu ne sais même pas galoper avec un cavalier sur le dos et tu voudrais sauter ? T'es pas un peu fou ? »
De ses naseaux il la toucha plusieurs fois puis elle grimpa sur son dos malgré son épaule qui la fit grimacer quand elle monta. Elle le mit au pas en cercle autour d'une souche puis au trot et au galop.
En l'échauffant elle lui inculqua les différentes allures. Puis elle commença à évoluer avec lui sur le cross. Elle avait les rênes longues. Mais il suivait ses indications, elle semblait mieux connaître que lui ce genre de terrains. Elle le guida sur un tronc, qu'elle repassa à plusieurs reprises puis sur deux troncs et là encore elle les repassa à plusieurs reprises puis elle s'arrêta, mis pied à terre et félicita.
Elle le ramena au box et testa la douche. Il n'aima pas vraiment mais elle tint le coup et elle finit de le doucher.
Il fallait qu'il apprenne.
Puis elle le remit au box et lui mit une ration de granulé. Elle sortit du box. Jason arrivait tranquillement. Elle sentait les problèmes arrivaient à 10 km... Elle les attirait, même quand elle se promettait de faire en sorte de ne pas en avoir, elle en avait...
ormait que très peu. Quand elle s'éveilla, le jour commençait à peine à se lever. Elle fila se doucher et s'habilla en tenu d'équitation direct. Elle descendit et ne prit même pas la peine d'aller à la cuisine. Quand elle arriva devant la porte du box, elle fut soulagée de voir que son mot était toujours accroché. Elle le laissa accroché. Elle n'ouvrit pas tout de suite la porte. Elle siffla plusieurs courtes fois comme elle le faisait pour ses deux protégés près de chez elle. Avertit que quelqu'un venait le voir l'étalon sortit la tête. Et la regarda. Elle tendit la main et il se laissa caresser. Elle entendit :
« Incroyable. Comment... ?
- C'est pour ça que je suis là non ? »
Elle avait reconnu la voix de Jason. Il reprit :
« Il s'appelle Sueño, il a trois ans et demi. Je pense qu'il n'a jamais été débourré.
- Je le pense aussi.
- Tu penses réussir ce pour quoi tu es là ?
- Oui. »
Il n'y avait rien d'autre à dire. Elle savait qu'elle réussirait. Dans les premiers temps, elle ne travaillerait que le nuit, jusqu'à ce qu'il ait entièrement confiance en elle. Et après elle commencerait le débourrage en liberté, puis en longe.
Pour l'heure, elle ne s'avançait pas, rien n'était jamais gagné. Elle apprenait beaucoup de ses erreurs. Et elle en faisait régulièrement. Elle rentra dans son box et commença à le panser avec douceur et patiente, elle devait s'y reprendre à plusieurs fois pour qu'il accepte le passage des différentes brosses sur sa peau. De jour elle pouvait voir sa robe : c'était un magnifique cheval bai cerise. Pas de doute sur le faite que c'était un espagnol, peut être même un pure race espagnol.
Il avait manqué de la mordre à plusieurs reprises au cours de la journée et à chaque fois elle avait riposté, elle ne devait pas de laisser faire ou c'était fini pour elle. Avec un étalon, il faut montrer qui domine, encore plus pour une femme. A la fin de la journée, elle sortit du box, alla chercher une ration de foin et lui mit dans le box. Elle remonta chercher ses affaires de cours et descendit bosser devant son box. Il la regardait travailler. Concentrée sur ses cours elle ne voyait plus rien au monde extérieur, n'entendait plus rien, elle était comme coupée. Si elle ne voulait rien perdre des progrès fait cette année, elle devait cravacher pendant les vacances, pour repartir au top l'année suivante.
Le soir commença à tomber, quand elle ne put plus voir ce qu'elle tenait dans ses mains, elle remonta ranger ça et redescendit. Elle rentra avec douceur dans le box et comme la nuit précédente, l'emmena en balade nocturne. Elle ne rentra qu'au petit matin. Elle répéta l'opération durant 3 jours et 3 nuits : la journée elle s'occupait du pansage, et la nuit elle gagnait peu à peu sa confiance.
Le cinquième jour se leva tranquillement sur le manoir et ses installations sommaires. Elle ouvrit un ½il et fila sous la douche. Elle avait besoin de sommeil. Même si habituellement elle était habituée à ne pas dormir, elle ne faisait pas non plus 25 km par nuits... Elle descendit, entra dans la cuisine pour première fois le matin depuis qu'elle était arrivée. Il y avait une vieille femme, prête à s'asseoir pour boire son café. Elle ouvrit le frigo et sortit une bouteille de lait, en versa dans un mug et le mit au micro onde. Elle saisit un pain brioché rond dans la corbeille sur la table et mordit dedans tranquillement. Elle n'était pas pressée. Jamais. Cela ne lui ressemblait pas. Elle sortit son bol du micro-onde et but rapidement le lait après y avoir mit du cacao. Elle ne s'était pas fait d'amis parmi les employés, et un ennemi en la personne de Jake le fils de Jason. Jake, qui lui avait montrer beaucoup de mépris le jour de son arrivé. Il se disait cavalier, elle l'avait vu monter, l'unique autre cheval, un petit gris. Il se débrouillait. Mais il n'aurait jamais accès aux grandes écoles : il avait un défaut : il ne prenait pas la peine de comprendre son cheval.
Pour être un bon cavalier, le premier travail s'effectue à pieds, face à face, d'égal à égal. Il ne l'avait pas compris, son cheval ne le respectait donc pas. L'homme qu'elle avait vu le jour de son arrivé près de la cabane à outil entra dans la cuisine vivement et dit :
« Petite, le fils Vandergramm fait des siennes ! Il est décidé à monter Sueño ! »
Elle manqua de s'étrangler. Elle posa vivement le mug dans l'évier et sortit d'un pas vif de la cuisine. Quand elle arriva au box, plus de Sueño, pas de Jake. Elle jura. Elle prit la direction de la carrière, personne. Et là, l'horreur la saisit. Elle saisit la longe des mains d'un homme qui ramenait le petit gris et monta dessus le lançant au galop, elle fila grâce à lui en direction du cross, mâchoires serrées. Elle arriva Jake était en difficulté. Elle accosta Sueño avec le petit gris, saisit la bride et dit :
« Oh! la, la... Calme toi... »
Il la regarda mais ne se calma pas. Elle mit pied à terre sans lâcher les rênes, se faisant mal. Elle tira sur les rênes vers le-bas jusqu'à amener les naseaux de Sueño sur le sol. Elle murmura :
« La , la c'est tout »
En le caressant sur le chanfrein. Elle le regarda dans les yeux durant de longues minutes. Puis elle lâcha la bride. Il releva la tête, et la regarda, sans bouger. Elle reprit les rênes et leva les yeux sur Jake. Inexpressif, il avait les jointures blanches tant ses doigts étaient serrés sur les rênes. D'une voix froide et cassante, elle dit :
« Descends.
-Non.
-Tu n'as pas le choix, c'est un ordre.
-Il est calme maintenant.
-Si je te lâche tu ne tiendra pas dix minutes en selle.
-Tu crois ça ?
-J'en suis certaine.
-Alors lâche qu'on rigole.
-Non.
-Tu n'as pas le cran ?
-Je risquerais de lui montrer que c'est lui qui a raison. Ce n'est pas une bonne chose. En plus un cheval en liberté sur le cross risque de se blesser car les obstacles sont fixes. »
Il reprit les rênes si soudainement qu'elle lâcha prise et Sueño sa cabra lui donnant involontairement un coup violent dans l'épaule. On entendit un crac sinistre. Et quelques instants plus tard Sueño partit au grand galop. Quand Jake fut à terre, elle ne sourcilla pas pourtant il s'était à l'évidence fait mal. Elle attendit patiemment que Sueño se calme puis elle siffla. Et il tourna la tête vers elle.
Elle se tenait l'épaule, hormis cela, elle gardait une position droite et noble. Il la regarda, tête haute, droit sur ses jambes, fier et insaisissable. Il lui parut évident qu'il ne viendrait pas, pourtant elle ne bougerait pas. Son épaule la lançait, et elle s'avouerait vaincu si elle allait le chercher. Elle resta là de longues heures. Sueño fit le tour du cross, reniflant les obstacles, découvrant le cross. Quand il revint, il trépignait, piaffait. Elle le regarda et dit :
« Tu ne sais même pas galoper avec un cavalier sur le dos et tu voudrais sauter ? T'es pas un peu fou ? »
De ses naseaux il la toucha plusieurs fois puis elle grimpa sur son dos malgré son épaule qui la fit grimacer quand elle monta. Elle le mit au pas en cercle autour d'une souche puis au trot et au galop.
En l'échauffant elle lui inculqua les différentes allures. Puis elle commença à évoluer avec lui sur le cross. Elle avait les rênes longues. Mais il suivait ses indications, elle semblait mieux connaître que lui ce genre de terrains. Elle le guida sur un tronc, qu'elle repassa à plusieurs reprises puis sur deux troncs et là encore elle les repassa à plusieurs reprises puis elle s'arrêta, mis pied à terre et félicita.
Elle le ramena au box et testa la douche. Il n'aima pas vraiment mais elle tint le coup et elle finit de le doucher.
Il fallait qu'il apprenne.
Puis elle le remit au box et lui mit une ration de granulé. Elle sortit du box. Jason arrivait tranquillement. Elle sentait les problèmes arrivaient à 10 km... Elle les attirait, même quand elle se promettait de faire en sorte de ne pas en avoir, elle en avait...
Dark
Skay